Archives mensuelles : juin 2015

Christelle et le SPIP : volontaire dans un centre de detention

11650926_10206947310740769_1086098929_n(Photo prise par Christelle – pour des raisons évidentes nous n’avons pas pu prendre de photos à l’intérieur de la prison)

Christelle effectue une mission dans un cadre un peu original : en effet elle est volontaire au SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) de Roanne, dans un centre de détention. Elle nous raconte son volontariat.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Christelle :
Je possède une licence de Sciences Humaines et Sociales option sociologie et je tentais le concours d’éducateur PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse). Malheureusement le manque d’expérience me faisait défaut et le milieu est assez difficile à intégrer. Un membre de ma promo en mission de service civique à la ligue (Mathieu) m’a donc conseillé de me tourner vers ce dispositif et de chercher une mission en lien avec mes attentes. J’ai donc découvert Unis Cité, puis au fur et à mesure et grâce à certains mots clés je suis tombée sur l’annonce de la Ligue de l’Enseignement au sujet du SPIP de Roanne qui recherchait un volontaire. J’ai donc décidé de postuler via le site du Service Civique. J’ai beaucoup aimé le fait de pouvoir aménager mes heures de mission sur 3 jours regroupés dans la semaine me permettant de préparer des concours en parallèle. Cette mission représentait surtout une opportunité unique : pouvoir rentrer dans un milieu fermé comme celui des centres pénitencier, et par conséquent d’acquérir l’expérience nécessaire pour mon futur.

Peux-tu nous décrire de ta mission ?
C :
La directrice s’occupe de négocier les budgets et les projets culturels et ma mission est d’aider à l’organisation et la mise en place des activités socio-culturelles du SPIP. Nous avons réalisé un atelier photo avec les détenues femmes. Elles ont pu apprendre certaines bases de photographie, ce sont faites maquiller et ont pris la pause devant l’objectif !
Il y a aussi des journées plus classiques comme le jour de Noël ou encore la fête de la musique (un moment où les détenus hommes et femmes sont mélangés). Au niveau de la fête de la musique : la ville de Roanne nous a fait parvenir une liste de jeunes Roannais qui animaient des spectacles. Je les ai contacté jusqu’à qu’il ne me reste qu’un seul groupe qui a accepté de venir au centre de détention. . J’ai demandé à la direction pénitentiaire si tout était ok pour faire une manifestation entre 50 et 60 personnes détenues au gymnase et en mixité. Ma demande a été accepté. Ils viennent Jeudi 25 Juin, je vais les accueillir, les aider à mettre le materiel et la salle en place. Je vais aussi, par ailleurs assister au concert.
Mon rôle principal est de prendre contact avec les intervenants pour planifier les interventions (téléphone, mails etc). J’ai aussi la charge de traiter les demandes administratives, les autorisations. Je transmets aussi l’information : les différents messages des détenus, les annonces d’activités.
J’ai une petite partie communication : soit je crée les affiches, soit je communique celles déjà créées par d’autres personnes. Puis j’attends les sollicitations des détenus pour pouvoir lancer les convocations aux activités.
L’autre partie de ma mission est de guider les nouveaux intervenants dans les locaux et auprès des détenus, de les encadrer. J’ai aussi une part de ma mission réservée aux détenus : je passe du temps à analyser leurs requêtes, qu’elles soient personnelles, professionnelles, juridiques etc. Il m’arrive donc souvent d’aller en détention pour parler aux détenus.

Qu’est-ce que ton service civique t’a apporté ?
C :
Ma mission m’a permis de me familiariser avec le domaine dans lequel je souhaite me lancer professionnellement.
C’est un contexte particulier et difficile à approcher et je suis vraiment heureuse d’avoir pu, par le biais du service civique, intégrer le SPIP.
J’ai eu une belle expérience humaine, mon moment préféré restera la journée de Noel organisé pour les détenus avec leurs enfants.
En ce qui concerne des acquis un peu plus « professionnels » je pense avoir évolué sur ma façon de m’organiser, sur la gestion des différentes tâches.
Cette mission m’a aussi appris la patience : le public est parfois compliqué, il faut être capable de s’adapter et de garder son calme en toutes circonstances.

Je suis vraiment heureuse du déroulement de mon volontariat, j’ai été bien encadré par un personnel toujours convivial. On m’a mise à l’aise très rapidement et j’ai eu la chance d’être dans le bureau d’une employée qui m’a beaucoup appris et avec qui je m’entends très bien.


Comment vois-tu l’avenir ?
C : Je compte passer le concours de gardien de la paix ainsi que repasser celui d’Educateur PJJ que j’ai échoué l’an dernier.
Par ailleurs je compte garder un pied dans le monde de la justice et du pénitencier, j’ai beaucoup aimé mon expérience au SPIP et je pense pouvoir bénéficier de ce milieu pour mes futures expériences de ce milieu pour mes futures expériences.

Manon : un volontariat en mission locale

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Manon effectue son volontariat dans une mission locale du département et partage avec nous son expérience au sein de cette structure

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Manon :
J’étais moi-même inscrite à la mission locale et je recherchais un emploi. J’en étais à ma première année de moniteur éducateur mais j’avais mis ce projet en pause. On m’a communiqué le souhait de la structure de prendre un service civique. Je connaissais le dispositif mais je ne l’envisageais pas si rapidement. J’ai quand même décidé de me renseigner et de m’inscrire au recrutement du volontaire. C’est comme ça que j’ai été choisi pour cette mission.

En quoi consiste ta mission ?
M :
Je dois majoritairement aider au développement du service civique au sein de la mission locale ainsi que de promouvoir les missions de la structure.
Certaines choses sont cycliques par exemple les renouvellements d’offres d’emplois, de missions de service civique. Je participe souvent à des réunions d’information sur le dispositif et c’est généralement moi qui les mets en place ! J’aide aussi à organiser la communication : je réalise certains flyers, certaines documentations.
Ce qui par ailleurs n’est pas cyclique sont mes propositions de projets. J’ai carte blanche pour contribuer à améliorer le dispositif dans la structure et je passe donc pas mal de temps sur ces projets qui tournent autour de choses comme le forum de l’emploi, la création d’un pôle service civique etc.
Pour le moment j’ai proposé plusieurs choses :
– la création d’un carnet d’aide à l’emploi, que j’ai confectionné de A à Z
– un projet d’actualisation des outils sur l’atelier CV – Lettre de motivation, que j’ai mis en place avec l’aide d’une collègue de la mission locale.
– la co-création du mois de la santé au cours du mois de juillet
– aider les jeunes à confectionner leurs lettres de motivation et leur CV et qu’ils soient toujours accompagnés de quelqu’un sur les lieux ressources.

En parallèle j’ai participé à la recherche des 13 volontaires pompiers en Service Civique, une demande faite par le ministre de l’intérieur. Nous en avons trouvé 7.

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Qu’est-ce que ton service civique t’a apporté ?
M : 
J’ai beaucoup appris. La structure m’a permis de faire le lien avec le début de mes études (ma première année de moniteur éduc) et un dispositif très proche du monde du travail.
J’ai acquis pas mal de choses niveau communication : j’ai plus de facilité au niveau du contact humain, j’ai beaucoup aidé à la recherche d’emploi, au développement de la structure.
J’ai surtout été mise en contact avec des partenaires qui m’ont permis de me créer un large réseau pour le futur.
Je me sens vraiment volontaire à part entière : j’ai beaucoup de liberté d’action par rapport à certains employés et j’ai surtout pas mal de temps pour mettre en place des projets. Je fais pas mal d’heures en plus dans ma structure en tant que bénévole : c’est un plaisir de venir à la Mission Locale. J’ai été très bien accueillie et l’ambiance a toujours été bonne au sein de la structure. Le plus dur dans cette mission c’était d’accepter le fait que parfois j’allais m’investir pour des jeunes qui n’allaient rien me donner en retour, par manque d’intérêt ou d’investissement.

Comment vois-tu l’avenir ?
M : Grâce à la directrice et son réseau j’ai pu trouver un stage pour l’an prochain, lors de ma 2ème année de Moniteur Éducateur.

Propos et photos recueillis par
©Chloé Di Maria

Elise et BPW : une structure militante

11639891_10206570836297174_1680210550_oElise, (deuxième personne sur la rangée du bas en partant de la droite) et les femmes de BPW

Elise effectue sa mission de service civique dans une structure très engagée : BPW, une association qui lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans le monde professionnel.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Elise :
Ma sœur a été volontaire en Service Civique il y a quelques années et a eu une très belle expérience. J’étais à la recherche d’un travail mais je n’avais pas assez d’expérience. Je me suis dit que le meilleur moyen de faire le lien entre ma scolarité et le monde professionnel était ce dispositif. J’ai recherché une mission en lien avec ma formation : j’ai validé un BAC +2 de Gestionnaire Projet Evènementiel sur Lyon et j’ai déjà effectué quelques stages dans ce domaine. Je voulais vraiment quelque chose qui solidifie mon parcours scolaire et mes compétences. Sans ces missions dans l’évènementiel je n’aurais probablement pas envisagé de faire un service civique sur un autre thème.

Peux-tu nous parler de ta mission ?
E :
Je m’occupe de la gestion des évènements : je recherche des lieux, des traiteurs, je m’occupe des inscriptions et je participe aux soirées que j’organise ce qui me permet de rencontrer du monde, de me créer un réseau et de mettre à profit ce que j’apprends lors de ces évènements. Pour valoriser cela je viens en aide sur la communication principalement. Je m’occupe de l’information sur les réseaux sociaux de la structure, du blog et des mails. Je viens aussi en soutiens à ma tutrice sur l’administration : rédaction de lettres etc.

Quel est ton bilan sur ce dispositif et ton expérience ?
E :
Je dois dire que je suis moins engagée que ces femmes dans la lutte qu’elles mènent mais je sais pertinemment que c’est dû à mon manque d’expérience dans le monde du travail et face à ce genre d’inégalités. Par ailleurs je me sens très impliquée dans cette structure, au niveau de la cause comme au niveau de l’équipe. J’ai été très bien accueillie par ma tutrice et les autres bénévoles. Nous avons toutes un très bon contact et j’ai l’impression d’avoir la plupart du temps une équipe de « mamans » qui prend soin de moi, c’est top !
Je recherchais une expérience professionnelle et surtout à renforcer mes compétences et je pense que ces deux choses ont été au rendez-vous jusque-là. Je pensais avoir des problèmes d’organisation au début de ma mission mais je me suis surprise à être très opérationnelle rapidement.
Je pense avoir acquis un petit quelque chose au niveau du relationnel : j’ai appris à m’adapter face à la personne qui me parle et ce sera un gros plus pour le futur.
Le très gros point positif de cette mission c’est que je me suis vraiment créé un réseau grâce à cette structure et aux femmes formidables que j’ai pu rencontrer.

Qu’as-tu pensé de la formation en Internat au Bessat ?
E
 : Je dois avouer que j’y allais à reculons, je n’étais pas très motivée par l’idée et puis le fait que la formation se passe en internat a permis à tout le monde de se mélanger plus facilement, de créer des petites complicités avec certains volontaires puisque nous passions la nuit dans les dortoirs et surtout de rendre la formation plus intéressante.
Quant aux thèmes abordés j’ai trouvé ça top et j’ai apprécié participer à ces deux jours. Grâce à ça j’ai rencontré des gens vraiment sympa avec qui j’ai gardé contact.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?
E :
Je comptais reprendre mes études mais je pense peut être faire une pause à l’étranger avant, pour me remettre à niveau en langue. Je ne sais pas encore, j’ai un peu de temps devant moi car ma mission ne finit qu’en août !

Claire et la EEDD

Claire à la ligue

Claire en mission pour la Ligue de l’Enseignement, sur le secteur de Roanne, nous raconte son expérience en tant que volontaire en service civique.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Claire
 : J’ai commencé mon parcours par un BEP vente action marchande, mais ça ne me plaisait pas vraiment donc je me suis réorientée sur un baccalauréat Science et technique gestion et communication, option gestion des ressources humaines. Ensuite j’ai fait une licence Culture et patrimoine option métiers du livre et du multimédia. Après ça je voulais améliorer mon anglais, j’ai donc participé au programme Léonardo da Vinci et je suis partie 5 mois en Écosse où j’ai travaillé à Pacific world, une agence qui créée des programmes pour les entreprises (hôtels, restaurants, activités).
A mon retour, je voulais avoir de l’expérience en communication avant de postuler pour un Master Communication. J’ai donc pris contact avec ma mission locale qui m’a présenté le dispositif !

Peux-tu me décrire ta mission ?
C : Je suis volontaire à la Ligue de L’Enseignement 42, au service de l’éducation à l’environnement et au développement durable à Roanne. Ce service a pour but d’éduquer les jeunes et les moins jeunes à être éco citoyens, responsables et solidaires. Cette éducation se fait à travers des animations dans les classes, des sorties pour les plus jeunes mais aussi via des formations pour adultes, et des projets comme Fleuve Grandeur Nature. Mon rôle dans tout ça ? Je m’occupe surtout de la communication pour valoriser les actions et les projets de ma structure. Je crée des vidéos pour le service, je valorise les dossiers Ékoacteurs, j’aide à la création d’outils pédagogiques, de panneaux d’expositions, de cartes postales …

Quel est ton bilan sur ce dispositif et ton expérience ?
C : Mon expériences au sein de la Ligue de l’enseignement est très intéressante, je n’ai pas forcement acquis de compétences supplémentaires mais j’ai beaucoup appris sur la nature qui nous entoure, sur ce qu’on peut faire pour la planète. Je suis déjà militante sur bien des sujets, je suis devenue encore plus responsable et donc éco-citoyenne.

Comment vois-tu l’avenir ?
C :
J’ai postulé dans une école de communication à Strasbourg, pour pouvoir par la suite entrer dans une institution Européenne avec l’espoir de faire bouger les choses, de pouvoir militer sur des sujets qui me tiennent à cœur.

Qu’as-tu pensé des journées de formations dispensées par la ligue ?
C :
La deuxième formation était instructive, et comme nous étions moins nombreux on pouvait débattre plus facilement et plus longtemps sur les thèmes de la citoyenneté, la discrimination, la femme dans la société.

 

 

Kevin et le Cinéma Lumière

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Kevin est volontaire en service civique dans une structure cinématographique : le Ciné Lumière, à Saint Chamond. Il partage cet univers avec nous.

Pourquoi avoir choisi le SCV ?
Kevin
: J’ai connu le dispositif par le biais de Mathieu mon colocataire, en mission à l’Amicale Laïque du Cret de Roch. Je cherchais du travail et le service civique me paraissait être un bon compromis entre un travail, une formation et surtout il me laissait du temps libre pour me consacrer à la musique. Je suis dans un groupe depuis 2 ans et nous enregistrons notre premier album, c’est donc beaucoup d’investissement personnel et les 24h de temps de mission me laissaient pas mal de temps libre pour travailler avec mon groupe.
J’ai donc pris contact avec la Ligue de l’Enseignement et j’ai postulé pour ma mission actuelle : au Cinéma Lumière de Saint Chamond. En parallèle j’étais inscrit à la FAC de socio mais j’ai arrêté en cours de route.

Peux-tu nous décrire ta mission ?
K
: J’aide le personnel à s’occuper de la vie du cinéma : tout ce qui tourne autour de l’exploitation du lieu. Il y a beaucoup de polyvalence dans ce volontariat, tout comme que les employés de la structure. Chacun s’occupe de choses diverses : la mise en place des séances, la billetterie, l’affichage. Je suis sur toutes ces choses-là et je m’occupe aussi du site internet : tous les mois je rentre le nouveau programme sur la plateforme.
Je n’ai rien d’administratif dans ma mission et c’est vraiment top !

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As-tu acquis des compétences grâce à ta mission ?
K
: Oh oui ! Déjà sur le point de vue de la projection numérique, je suis arrivé je n’y connaissais rien. Maintenant je suis complètement formé, j’ai le niveau dispensé par le CAP dans ce domaine. Ce milieu n’est pas centré sur l’obtention du diplôme et je suis donc qualifié pour exercer ce métier grâce à mes 8 mois de volontariat.
J’ai aussi acquis des compétences sur la gestion des flux : la sécurité dans un cinéma par exemple quand toutes les salles sont pleines, que les gens attendent dehors ou bien dans nos locaux, ou même lorsqu’il y a un problème dans les salles à cause de perturbateurs. Il faut aimer le contact avec le client, l’accueil et apprendre à gérer les problèmes avec calme.
Enfin j’ai évolué sur le travail en équipe : faire tourner un cinéma c’est de la synchronisation. Chacun s’occupe de quelque chose et nous savons à la minute près où l’autre personne se trouve. Il m’a fallu un temps d’adaptation mais dès que je me suis habitué à la routine du lancement des films tout est rentré dans l’ordre.

Comment vois-tu l’avenir ?
K : J’ai décroché un CDD pour les mois d’été à l’Alhambra en tant que projectionniste ce qui est vraiment cool. Il va falloir m’habituer à passer de deux salles à 20 !! Mais ce sera une belle expérience et surtout ça renforcera mes compétences et me permettra de chercher du travail dans ce domaine à la fin de l’été.
En parallèle je serai toujours en pleine évolution avec mon groupe, nous avons deux labels intéressés et donc je focaliserai le reste de mon temps sur ce projet.

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Propos et photos recueillis par
©Chloé Di Maria

Lire et Faire Lire : Ségolène !

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Ségolène est en service civique au cœur des locaux de la Ligue de l’Enseignement mais pour une association totalement indépendante : Lire et Faire Lire. Notre volontaire nous invite à partager son expérience au sein de cette structure littéraire.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Ségolène :
Lors de mon Master 1 de Lettres Modernes l’an dernier j’ai dû effectuer un stage de 6 semaines. J’ai eu beaucoup de mal à trouver quelque chose pour si peu de temps et je n’avais pas de réponses des maisons d’éditions et autres lieux auprès desquels j’avais fait des demandes. J’ai décidé de rechercher des associations liées à mon objet d’étude et lorsque j’ai trouvé Lire et Faire Lire j’ai eu une réponse dans l’heure de mon tuteur me souhaitant la bienvenue ! Grâce à mon stage j’ai découvert le milieu associatif et surtout j’ai rencontré Léa, la volontaire en service civique de l’année 2014. J’ai bien aimé le principe du dispositif et l’horloge tournait pour moi, il ne me restait qu’un an pour postuler avant l’échéance finale. J’ai donc décidé de faire une demande pour être volontaire en Service Civique au sein de cette association.

Peux-tu nous parler de ta mission ?
S :
Le but de ma mission est de faire le lien entre la coordination, c’est-à-dire Patrick, mon tuteur, et les lectrices de Lire et Faire Lire.
En début d’année je me suis occupée des affectations : ma mission était de mettre en lien les nouveaux membres de l’association avec des structures recherchant des lectrices. Il fallait donc organiser les plannings pour placer les lectrices en fonction des structures les plus proches de leur résidence. Les membres de l’association sont souvent des retraités et n’ont donc pas forcément une grande mobilité au niveau des transports. J’essaye de faire en sorte de les arranger le plus possible. Si l’une d’entre elles est absente et que je suis disponible c’est à moi de me déplacer dans le lieu demandé et de lire.
Je m’occupe aussi des prêts des livres mis à disposition par la structure.
J’ai fait beaucoup de com pour certains évènements : il fallait enregistrer les demandes des différentes amicales et associations, répondre aux mails, faire d’autres plannings.
Enfin la dernière partie de ma mission n’est autre que l’accompagnement éducatif municipal dans une ZEP de Saint Etienne. Mis à part cette dernière facette de ma mission, le reste est relativement administratif.

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Qu’est-ce que ton service civique t’a apporté ?
S :
Je pense avoir beaucoup évolué en informatique. Je n’étais pas experte dans ce domaine avant mon service et je pense que Patrick m’a bien aidé sur le sujet surtout sur certains outils comme google drive, excel etc.
J’ai aussi, je pense, gagné un peu d’assurance dans ma relation avec les enfants mais surtout je me suis rendue compte que je ne suis vraiment pas faite pour ces métiers-là. Je savais déjà que je ne voulais pas enseigner mais mon volontariat m’a conforté dans cette idée. Évidemment avoir effectué cette expérience en ZEP l’a rendue un peu plus difficile qu’ailleurs mais je pense être sure de moi sur cette décision.

Comment vois-tu l’avenir ?
S :
Je compte prolonger mon master 2 sur une année. Je pensais en commençant mon volontariat pouvoir gérer la rédaction de mon mémoire et mes heures de mission mais j’ai rapidement manqué de temps et je n’ai malheureusement pas pu rendre mon mémoire à la date demandée.
Je pense aussi par la suite suivre une formation par correspondance pour devenir attachée de presse.

Propos et photos recueillis par
©Chloé Di Maria

Joanna : Les Amis du Vieux Crozet

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Joanne est une des dernières volontaires recrutés par la Ligue 42. Elle nous décrit sa mission et nous raconte son expérience.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Joanna
 : Après avoir obtenu en 2013 mon BTS AGTL et ma carte professionnelle de guide conférencière, je comptais pouvoir travailler de suite en tant que guide. Cependant je manquais de compétences pour exercer ce métier et j’ai pensé qu’il valait mieux que je reprenne mes études l’année suivante pour obtenir les connaissances qui me manquaient. J’ai envoyé plusieurs dossiers de candidature en licence professionnelle, seulement je me suis heurtée à des refus pour chacune de mes demandes. Comme je tenais tout de même à acquérir de l’expérience dans le secteur culturel, notamment tout ce qui touche à l’animation et à la valorisation du patrimoine, j’ai recherché la façon dont je pouvais intégrer ce secteur. Puis de fil en aiguille c’est comme ça que je me suis tournée vers le Service Civique. J’avais déjà entendu parler du dispositif par mon meilleur ami qui fait ses études sur Lyon. Une ancienne camarade à lui en avait fait un à l’issue de sa licence et quand j’ai eu cette période à vide c’est là que ça m’est revenu et que j’ai commencé à m’y intéresser d’avantage. J’ai pris contact avec la Ligue et c’est eux qui m’ont placé sur la mission au sein des Amis du Vieux Crozet !

Peux-tu nous décrire ta mission ?
: Ma mission est basée sur de la logistique et de la communication. Tout d’abord je les aide à développer leur programme annuel d’activités sur le thème du verre et je collabore avec eux à la mise en place du festival du verre de Crozet qui se déroule chaque dernier week-end du mois d’août. Pour cela je m’occupe des inscriptions (réception, suivi et relance). Je conçois également différents outils de communication (affiches, flyers, articles et communiqués de presse) que je me charge de promouvoir auprès de nos partenaires ainsi que les diffuser aux médias (presse, radio).
Je m’occupe en parallèle de tout ce qui est administratif (répondre aux mails et au téléphone). A partir de juin je vais aussi réaliser certaines visites guidées du village puis assurer la permanence et l’accueil des visiteurs au musée. Je participe d’ailleurs avec les autres musées de l’agglomération de Roanne à l’élaboration de projets communs dont nous faisons le point lors de réunions.

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Comment vis-tu ton expérience en tant que volontaire en Service Civique ?
J
 : Contrairement aux précédents volontaires, ma mission ne se limite pas qu’à un seul projet, ce qui me permet disons de toucher à tout. C’est donc un gros plus et c’est surtout la première fois qu’on m’accorde autant de liberté dans ce que je fais, chose que je n’ai jamais connu avec mes expériences professionnelles antérieures. Faire partie d’une équipe qui me fait confiance est extrêmement gratifiant. J’ai davantage confiance en moi et je n’hésite plus à prendre des initiatives, ce que je n’aurais jamais imaginé venant de moi ! Je suis quasiment certaine d’en apprendre bien plus auprès d’eux que n’importe où ailleurs en particulier pour tout ce qui est gestion de l’aspect logistique d’une manifestation culturelle. Je maîtrise mieux les moyens de communication et ça me permet aussi de me familiariser avec le secteur associatif que je ne connaissais pas vraiment et j’en suis plus que ravie !

Comment vois-tu l’avenir?
J
 : Je compte toujours retenter ma chance à la rentrée et essayer de m’inscrire en licence professionnelle. Ma mission et ce que je fais au sein de ma structure me plaît tellement que j’aimerais me spécialiser dans la médiation culturelle et donc : intégrer une formation dans la continuité de mon Service Civique, à savoir la conception et la mise en œuvre de projets culturels. Si jamais ça venait à ne pas fonctionner, je compte partir au Chili en décembre prochain. Mon ami est originaire de là-bas et souhaite y retourner pour un projet de création d’association auquel je compte participer.

Enfin qu’as-tu pensé des journées de formation dispensées par la Ligue ?
J
 : J’ai fait partie du groupe dont les deux journées de formation se sont déroulées au Bessat et j’ai vraiment passé de bons moments. Les ateliers en eux-mêmes étaient intéressants car d’actualité, variés mais surtout organisés d’une façon qui les a rendus vivants et absolument pas ennuyeux, ce que j’avais pu craindre au départ. C’était d’autant plus chouette de se retrouver en petit comité contrairement à la journée de janvier où il a été plus difficile de nouer des liens compte tenu du nombre que nous étions. L’idée de l’internat était géniale car on a vraiment senti qu’une cohésion de groupe s’est créée et on a pu prendre plus de temps pour échanger et partager sur nos missions, sur nous-même.

Propos recueillis par
©Chloé Di Maria

Samia et l’Amicale Laïque de Beaubrun

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Samia en volontariat à l’Amicale Laïque de Beaubrun nous présente sa mission.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Samia :
J’ai un diplôme de conseillère en Economie Sociale et Familiale mais malgré mes 3 années d’études supérieures lorsque j’ai voulu me mettre sur le marché du travail je n’ai eu que des refus car je n’avais pas d’expérience dans le milieu. Je me suis souvenue qu’à l’école ou j’ai passé mon BTS on nous parlait souvent du Service Civique comme un bon dispositif pour acquérir de l’expérience tout en étant cadré. Une amie à moi en avait fait un sur Roanne et j’ai donc décidé de me tourner vers la Ligue 42.

Peux-tu nous parler de ta mission ?
S :
Je fais de l’accompagnement à la scolarité, de l’animation, mais aussi des interventions que l’on appelle « aide à la parentalité ». J’essaye de mettre les compétences acquises lors de mon BTS à disposition de ma structure. Je participe à l’organisation des activités avec les enfants, j’aide aux devoirs mais j’apporte aussi du soutien aux adultes du quartier qui parfois ne savent pas bien lire ou écrire, je les aide dans des démarches un peu administrative. J’ai environ un ou deux rendez-vous de ce type toutes les deux semaines. J’aime beaucoup cet aspect de ma mission car c’est ce qui se rapproche le plus de mon diplôme.

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Quel est ton bilan sur ce dispositif et ton expérience ?
S :
Je n’ai pas forcément acquis de compétences supplémentaires, j’ai déjà travaillé au contact d’enfants et j’avais donc déjà certaines clés en main pour gérer les différentes situations.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?
S :
Je ne sais pas encore, j’envisage peut être une reconversion en éducatrice spécialisée. C’est à peu près le même niveau que mon diplôme, peut-être un peu moins exigeant sur les critères de recrutement dans le monde du travail. Je me pose aussi la question de la mobilité : bouger, dans une ville plus grande pour avoir plus d’opportunités, et pourquoi pas Paris !

Propos et photos recueillis par
©Chloé Di Maria

Léa et Sofiane : Centre Social – Espace Alfred Sisley

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C’est au centre social de Monchauvet que nos deux volontaires effectuent leur mission de Service Civique.

Pourquoi avoir choisi le Service Civique ?
Sofiane :
J’ai un Bac Comptabilité mais je cherchais un travail à l’année et j’avais beaucoup de mal à trouver quelque chose. Je connaissais déjà le centre et j’y avais travaillé l’été dernier. C’est là-bas où j’avais entendu parler du dispositif car le partenariat avec la Ligue date d’il y a deux ans.
Léa : Je suis passée par le centre car je souhaite travailler dans le social et mon école nous a parlé plusieurs fois du Service Civique comme une belle solution pour acquérir de l’expérience avant de passer le concours d’Assistante Sociale. Sans ce premier contact avec l’école je n’avais pas de notion sur le dispositif.

Pouvez-vous nous parler de votre mission ?
S :
On encadre les enfants majoritairement. Nous faisons de l’aide aux devoirs et nous accompagnons les enfants dans un cadre éducatif trois fois par semaine.
C’est une mission assez cyclique, ce qui change c’est les groupes d’enfants et leurs âges. On peut être en charge des maternels comme des primaires, et le comportement, la façon de gérer les enfants sont différents selon leur âge. C’est assez varié. Pour ma part je suis souvent sur secteur Ado et la façon d’aborder les choses est complètement différente.
Nous mettons en place pas mal de projets : récemment nous avons organisé un voyage à Paris. Je suis accompagnateur, mais j’ai aussi passé beaucoup de temps à mettre en place le projet, à relayer l’information aux parents et à organiser les sorties sur place.
L : En ce qui concerne les plus petits nous ne pouvons pas prévoir de projets aussi importants. On adapte les activités pour eux car c’est beaucoup plus compliqué de prévoir ce genre de voyage avec cette tranche d’âge.

IMG_0603IMG_0602Léa et Sofiane

Qu’est-ce que votre service civique vous a appris ?
S :
Pour ma part j’avais déjà pas mal de bases dans le domaine de l’animation car j’ai eu plusieurs expériences dans différentes structures. Mon service civique au centre social Montchauvet m’a permis de voir un autre fonctionnement. Nous avons notre place au sein de la structure et notre opinion compte. Si nous avons des idées nous pouvons les proposer et elles sont analysées. C’est assez cool d’évoluer sur le même pied d’égalité que les autres malgré notre statut de volontaire.
L : C’est ma première expérience dans ce milieu, je découvre. Je pense que mon volontariat dans cette structure m’a beaucoup appris, surtout niveau patience. Je suis sur le secteur enfance et je me dis qu’au final j’en apprends autant qu’eux, nous échangeons beaucoup avec les enfants. Cette expérience va être très valorisante pour mon futur au niveau de l’école d’assistante sociale. J’ai passé les concours et je suis en attente des résultats, mais cette expérience est définitivement un plus pour ce type de parcours. J’ai aussi eu l’occasion de passer le BAFA avec la Ligue durant mon volontariat.

Qu’avez-vous pensé des Formations Civique et Citoyenne ?
S
 : J’ai bien aimé bien que j’ai trouvé ça un peu long. Ça reste cependant une expérience positive qui nous permet de rencontrer d’autres volontaires et de partager nos expériences.
L :
Oui voilà j’ai eu le même sentiment, on nous a répété certaines choses que nous avions vues lors du regroupement des volontaires au mois de janvier. On pouvait voir l’implication des salariés de La Ligue de l’Enseignement de la Loire dans l’organisation de cette formation.

Propos et photos recueillis par
©Chloé Di Maria

Magali et les Archives Municipales de Saint Etienne

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Après un début de mission atypique dans sa première association, Magali a enfin trouvé la stabilité au sein de sa nouvelle structure : Les archives municipales de Saint Étienne.

Peux-tu nous expliquer ton parcours au sein du Service Civique ?
Magali :
J’ai entendu parler du Service Civique par le biais d’une l’Amicale Laïque en avril/mai 2014. Après l’obtention de mon Master d’Espace Public j’ai effectué un stage de quelques mois aux Archives Municipales de Saint Etienne. Je me suis donc renseignée sur le dispositif et j’ai proposé à la structure de me prendre en tant que volontaire, chose qu’ils n’ont pu accepter pour des raisons budgétaires. J’ai quand même voulu continuer à chercher une mission, idéalement je voulais quelque chose sur l’immigration, c’est un sujet qui me passionne et qui rentre dans ma formation. C’est là que je me suis tournée, au mois d’octobre vers la Ligue de l’enseignement, pour m’aider à trouver quelque chose. Malheureusement toutes les missions qui auraient pu me correspondre avaient déjà été pourvues. Après quelques jours la personne en charge du dispositif m’a proposé une mission à l’Amicale.

Quel type de mission proposaient-ils ?
M
 : Dans le domaine de l’animation et du culturel ainsi qu’une partie de soutien scolaire. La structure recherchait un profil un peu créatif et ayant un parcours basé sur des études d’arts j’ai accepté la mission pensant découvrir plein de choses.
Tout s’est à peu près déroulé correctement jusqu’au mois de Février. Lors du rassemblement au Bessat avec les autres volontaires j’ai pu parler avec certains de leurs missions et de leur place au sein de leur structure, j’ai pris du recul sur ma mission et je me suis rendue compte qu’elle ne me correspondait pas. J’ai donc décidé de me tourner vers la Ligue 42 avec qui le contrat avait été signé et qui fonctionne en bi-tutorat.

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Comment la ligue t’a aidé dans cette étape ?
M
 : J’ai pris contact avec la personne en charge du dispositif, j’ai expliqué mon problème et nous avons pris rendez-vous. Après une étape de discussion pour comprendre ma décision d’arrêter la mission, elle a essayé de trouver une solution rapidement pour que je ne perde pas les quelques mois de mission qu’il me restait et que je puisse profiter de la fin de mon service civique. Je suis restée environ un mois dans les locaux de la Ligue, pour chercher une nouvelle mission et essayer de clarifier mon projet. J’ai tout d’abord cherché une nouvelle structure puis, au bout de quelques jours je leur ai parlé de mon stage aux archives et de mon intérêt pour les sujets liés à l’immigration. Après de nombreux échanges avec les archives ils ont réussi à mettre en place une mission de volontariat pour moi, puisqu’une exposition sur l’immigration s’y déroule.

A quoi ressemble ton volontariat aujourd’hui ?
M
 : Je participe à la préparation de l’exposition « Saint Etienne Cosmopolitaine ». Le but de ma mission est de contribuer à la création d’un répertoire de projets menés sur le territoire. J’aide donc à constituer le corpus documentaire : tout ce qui touche à la photo, aux films, documentaires en tous genres liés à la thématique de l’expo. Je rencontre aussi les porteurs de projets et leurs partenaires. Je n’ai pas attaqué il y a très longtemps et je prends mes marques petit à petit. De plus une doctorante est déjà sur place et participe énormément au projet donc pour le moment j’observe beaucoup leur travail.
Quel est ton bilan sur l’expérience de volontaire ?
M
 : Malgré l’accompagnement que j’ai eu par la Ligue de l’enseignement je ne peux pas cacher que je suis déçue. C’est quelque chose que l’on ne peut faire qu’une seule fois dans sa vie et j’ai l’impression d’avoir « gaspillé » mes premiers mois. Je reste sceptique par rapport à l’année passée : honnêtement je ne pense pas avoir acquis quelque chose de tout ça. Je me concentre désormais sur la rédaction de mon mémoire et m’en remet à l’avenir ! J’envisage de faire un Service Civique Européen mais cette fois je veux bien prendre mon temps, réfléchir à ce que je veux, et préparer ça de la meilleure façon possible.

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Propos et photos recueillis par
©Chloé Di Maria